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10 septembre 2008

L'agitateur anti-islamique allemand Ulfkotte habillera-t-il les extrémistes flamands le 11/9 à Bruxelles?

< Voici le Collège du Bourgmestre et des Échevins de la ville de Bruxelles. Bruxelles est une des 19 entités communales qui constituent l'agglomération de Bruxelles. Celle-ci a environ 130.000 habitants, environ 12,5% de l'entière population de la Région Bruxelles-Capitale. Le Bourgmestre (maire) M. Freddy Thielemans est devenu encore une fois le cible d'attaques extrémistes et xénophobes. Pas seulement des extrémistes flamands du "Vlaams belang", mais aussi de la part d'autres Islamophobes en Europe.

Comme en 2007, le Vlaams Belang s'est vu interdire une manifestation à Bruxelles pour "commémorer" les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis, manifestation qui a également pour but de dénoncer la "complicité" des parlementaires européens en ce qui concerne la prétendue "islamisation rampante" de l'Europe.

Le Conseil communal de la Ville de Bruxelles est décrié par les extrémistes anglais et danois du SIOE, par le Dr. Ulfkotte (Akte Islam) en Allemagne, ainsi que par le Vlaams Belang, comme cinquième colonne de l'Islamisation de Bruxelles et de l'Europe, seulement parce qu'il compte plusieurs membres qui ont leurs origines dans des pays musulmans ou non-européens.

Les extrémistes anti-islamiques des "SIOE".

Après leur débacle du 11 septembre 2007, les SIOE prenaient d'office tous les membres du conseil communal avec des noms à consonance arabe comme membres de cette cinquième colonne-là. Malheureusement, ils n'ont pas reçu de réplique. Car nous autres, Bruxellois, nous savons que les membres du conseil communal bruxellois qui sont d'origne, p.e., nord-africaine, ne représentent point les islamistes ou les wahhabites, mais uniquement leurs partis politiques respectifs. L'enseignement, les sports, les loisirs relèvent entre autres d'élus d'origine musulmane. La laïcité, l'ouverture à tous les gens, indépendemment de leur religion est minutieusement maintenue.

Le Vlaams Belang diabolise le socialiste francophone

C'est le Vlaams Belang, qui, pendant les préparations d'une "grande" manifestation anti-islamique, prévue pour le 11 septembre 2007, a introduit sa lutte indépendentiste flamande sans l'ensemble des "alliés" européens contre l'"Eurabie". le recours en justice contre l'interdiction de cette manifestation-là, fut introduit auprès de la Chambre néerlandophone du Conseil d'État, qui, comme c'était prévisible, se déclara incompétente. À l'époque, ces agissements ont fait éclater le front uni des extrémistes de droite européens. Les SIOE ont organisé leur manif au Parlement européen, le Dr. Ulfkotte (qui se vantait de 30.000 manifestants venant de tout le monde) s'est retiré trois jours avant la date prévue, et le Vlaams Belang s'est trouvé tout seul Place Schumann en provoquant la police. C'est pour commémorer ce regain pénible de son agitation dans la rue, que le VB a tenu à reproduire sa provocation cette année-ci. leur cible est, encore davantage qu'il y a un an: M. Freddy Thielemans. Filip Dewinter, le leader incontesté de sa formation, a traité Thielemans de (article NU.nl, 9/9): "een knecht van zijn islamitische kiezers'' (un valet de ses électeurs musulmans) et de 'grootmoefti Thielemans' (grand Mufti, comme le leader musulman de Jérusalem, ami des nazis, pendant la 2me guerre mondiale).

Malgré leurs divergences, les anti-islamistes s'unissent contre les anti-racistes.

Le 20 septembre prochain, le Vlaams Belang animera, avec leurs amis xénophobes de ProKöln, un "grand" congrès anti-islamique européen à Cologne en Allemagne. Le Pen y est attendu, ainsi que les xénophobes autrichiens. La gauche allemande se prépare à des manifestations contre cet événement. Une semaine plus tôt, une droite qui se veut moins extrémiste, se réunira dans une auberge de jeunesse dans la même ville, inspirée par le monument antiraciste allemand, le rescapé de l'holocaust, Ralph Giordano. Ce dernier s'était converti en antimusulman, après avoir été, pendant de longues années, le symbole antiraciste par excellence de l'Allemagne honteuse. Mais giordano a, tardivement, découvert qu'il se trouvait en compagnie non-désiréee et il s'est distancié des extrémistes ex-antisémites de p.e. Pro-Köln. Il se veut une "troisième force", non-extrémiste et non-populiste, mais résolûment hostile aux "dhimmis" intellectuels qu'il accuse d'être les valets d'une islamisation.

Ulfkotte veut le meilleur des deux: Être "salonfähig" avec les Giordanistes et agiter contre les antiracistes avec les extrémistes de droite...

Isolé de ses alliés naturels, Udo Ulfkotte, devenu entre-temps président d'une "Bürgerbewegung" (mouvement civique) "Pax Europa" dans trois états régionaux de l'Allemagne, s'est réfugié auprès du vieux lion Giordano. Il participera au "contre-congrès" du 12 septembre à Cologne. Mais dans une communications sur son site "Akte Islam", il met l'accent sur ce qui l'unit aux extrémistes du Vlaams Belang et de Pro-Köln: "Ähnlich scharf wie mit „Pro Köln“ und
ihren Verbündeten rechnen die Vertreter der Kritischen Islamkonferenz
jedoch auch mit der Gegenseite der „vermeintlich antirassistischen
Islamversteher“ ab." (Source)
[Aussi radicalement qu'avec 'Pro Köln' et avec ses alliés, nous (les représentants de la Conférence critique anti-islamique) nous nous distancions toutefois aussi des ennemis qui appartiennent à la congrégation des soi-disants "comprehensifs de l'Islam anti-racistes"].

Ceci revient à une proposition aux extrémistes, à s'unir autour d'un plateforme de lutte contre les antiracistes en Europe. C'est ce qu'Ulfkotte désire. Et c'est pourquoi il a maintenu son site ("Brussels GANG Shop 9/11") à Leipzig, qui vend des objets et des vêtements qui soutiennent l'agitation contre les antiracistes. Ce site, inauguré par Ulfkotte en août 2007, peut encore servir aux gens du Vlaams Belang. Ulfkotte, malgré ses ambitions à devenir un as du parti chrétien-démocrate allemand CDU/CSU, a l'intention ferme à ne pas couper les ponts avec les radicaux. (Ce spagat du Dr. Ulfkotte se traduit aussi par le fait qu'il ambitionne d'un côté à être un personnage CDU (chrétien-démocrate allemand), mais qu'il offense par ses actions la première échevine de la Ville de Bruxelles, Joëlle Milquet, tout à fait d'accord avec son bourgmestre pour l'interdiction du VB, et qui est la présidente des chr.-démocrates francophones de Belgique, donc l'alliée de la CDU/CSU allemande si convoîtée par Ulfkotte.)

Ulfkotte propose un "Freddy-bashing" vulgaire aux Flamands

Si les manifestants du Vlaams Belang veulent être à la hauteur, ils n'ont qu'à se rendre sur le site, maintenu jusque ce jour-ci par le Dr. Ulfkotte, afin de trouver les attirails qui leur conviennent pour lutter contre le méchant francophone. Il faut se dépêcher, car la manif est pour demain!


- une casquette chouette, achetée en Allemagne? - un peu cher, mais c'est pour un but lucratif: Ulfkotte poursuit en justice chaque bloggueur allemand qui le critique et les avocats sont chers...-

Il y aussi un sac contre Freddy. Enfin: Un régal! Si vous ne me croyez pas, voici l'"Impressum" (screenshot pris aujourd'hui) qui montre sans ambages, qui est le responsable de tout cela: Le Dr. Udo Ulfkotte!


Militants du Vlaams Belang! Je vous ai trouvé l'endroit qu'il vous faut! Luttez contre Freddy avec le Dr. Ulfkotte! Habillez-vous en "Gang" allemand!

Il faut espérer que les autorités de Bruxelles se défendent enfin contre les injonctions flamandes et européennes. Bart Debie, condamné il ya quelques mois à Anvers pour excès racistes, avait défini le Dr. Ulfkotte comme "rare man" (personne étrange) en affichant les références d'Ulfkotte aux services secrets allemands. Mais vous voyez: Il est toujours de vos côtés!

Vlaams-Belangers, Op - Naar Ulfkotte's GANG-SHOP!

Militants du Vlaamse Belang, en avant! Achetez chez le Dr.Ulfkotte vos habillements!

05 août 2008

Belgique: Francophones “immigrés” dans leur propre pays?

Je vous cite M. Bart De Wever, président du parti “N-VA” qui fait partie d’un “cartel” avec le grand parti chrétien-démocrate flamand “CD&V” de M. Yves Leterme, Ministre-président de la Belgique et ancien MP de la Région flamande du pays.

La source:

«Les francophones sont des immigrants»

un article du

Pour le président de la NV-A, Bart De Wever, il n’existe pas de minorité francophone en Flandre, mais seulement des « immigrants qui doivent s’adapter ».

« Je pense qu’il n’y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s’adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs. On ne leur dit pas : ‘Vous êtes nombreux, donc l’arabe va devenir une langue officielle. C’est dingue», a déclaré M. De Wever sur les ondes de La Première (RTBF), où il répondait à des questions d’auditeurs.

« Nulle part dans le monde on accepte cette logique », a-t-il poursuivi, réfutant être un « homme intolérant ».

« Tout le monde est le bienvenu en Flandre. On peut continuer à y parler français. Tout ce qu’on demande, c’est que la langue de gestion soit le néerlandais », a encore dit le président de la NV-A, en exhortant à « arrêter le colonialisme » de Bruxelles vers la Flandre.

À ses yeux, la proposition flamande d’un bilinguisme général, rejetée par les francophones dans les années ‘20 et ‘30, aurait pu « sauver la Belgique comme nation ». « C’est très ironique », a-t-il ajouté.

Aujourd’hui toutefois, il estime que la « valeur ajoutée de la Belgique est minimale », entre la « douce évolution » qu’il dit observer aujourd’hui vers les régions d’une part, et vers l’Europe d’autre part.

Quant à Bruxelles, « ville historiquement flamande qu’on a francophonisée », c’est là que se trouve « l’identité belge qu’on a inventée au XIXe siècle », estime-t-il. Et «puisque c’est l’enfant de la Belgique, je pense que les deux parents doivent s’en occuper», a-t-il dit à propos de la Flandre et de la Wallonie, refusant de reconnaître la Région bruxelloise comme région à part entière.

(D’après Belga)


Mes amis: Une limite, une frontière a été violée.

Ces propos-là ne sont aucunément acceptables.

Les Belges francophones ne sont pas des “immigrés” dans leur propre pays. Jamais de la vie!

Comme les néerlandophones ne seront jamais non plus des “immigrés” dans les parties à majorité francophone de leur pays.

J’en appelle à la Région bruxelloise, où un million de francophones, néerlandophones, bilingues et allophones vivent paisiblement et respectueusement ensemble.

M. De Wever ne le respecte pas. Il insiste, avec son partenaire chrétien-démocrate, sur son exigence que la situation bruxelloise soit gérée comme une exception à leur axiome que la langue, la race, l’ethnie, soient l’élément constitutif de la démocratie. Ou plutôt: Un simulacre de démocratie.

Non, M. De Wever! Non, M. Yves Leterme! Je suis néerlandophone et bruxellois. Mon épouse et ma fille sont francophones et bruxelloises. Nous ne voulons pas être séparés par vos jeux politiciens. Je ne vous ai pas élus. Je ne vous ai pas mandatés. Si vous réussirez à concocter un compromis bicommunautaire sans moi, j’en appellerai à la Cour suprème belge, et, si nécessaire, à la Cour européenne au Luxembourg.

Ou bien, vous instaurez votre petit État flamand et vous vous conformerez aux règles de protection des minorités imposés par l’Union Européenne, en laissant nous autres, Bruxellois, tranquilles.

Ou bien, les grands partis démocrates flamands se dissocient enfin des extrémistes comme De Wever, s’accomodent d’une Belgique à trois (Wallonie-Bruxelles-Flandres) ou à quatre (avec la Communauté allemande) et condamnent le nettoyage ethnique préconisé par les NV-A, les Vlaams Belang ou les Lega Nord.

En ce moment, M. Yves Leterme, je ne vous accepte pas comme mon premier ministre, tant que vous ne condamnez pas les propos de votre associé De Wever. Je n’accepterai pas non plus la gestion de mes affaires “personnalisables” par un gouvernement flamand dont fait parti un M. Bourgois, idéologue historique du parti de M. Bart de Wever.

J’appelle à mes amis bruxellois, néerlandophones, bilingues, allophones aussi bien que francophones, à exiger ensemble la représentation exclusive de TOUS nos droits et devoirs civiques, par nos autorités élues bruxelloises, dans les négociations équitables sur le futur de l’État belge, à trois ou à quatre, qui se dérouleront en automne.

Crossposted from: Toto Le Psycho; HUIBSLOG

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02 juin 2008

Virginité lilloise: Les protestataires risquent de nuir à l'intéressée...

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Je dois corriger ce que j'ai dit il y a trois jours dans ce blog: C'était le mari et non pas la jeune mariée, qui (officiellement) a introduit le demande de nullification de leur mariage à Lille.

Mais qu'est-ce que cela change?
-Rien, ou pas grand'chose.

Ce qui importe, c'est que la femme a entièrement collaboré à faire déclarer nul et non-avenu le mariage. C'est elle qui a accepté à porter la "culpabilité" de ne pas avoir prévenu son futur époux de ses relations antérieures. Dans ce cadre, il n'est que d'une importance secondaire que ce soit l'époux ou l'épouse qui ait introduit la procédure.

Nous ne connaissons pas les motifs de la dernière. Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne veut plus de ce mariage. Notre supposition, exprimée dans l'article précédent, tient donc entièrement debout. Les avocats se sont servi de la loi, afin de trouver une solution rapide et nette à la situation créée par l'époux jaloux.

Absence de compréhension de la femme en question

Mais qu'est-ce que veulent les outragé(e)s de tout bord qui demandent que le parquet exige reconsidération? L'effet de leur pression pourrait être qu'une cour d'appel casse la nullité du mariage, donc le réinstitue contre la volonté des deux époux, en créant ainsi... un mariage forcé! Là, où il venait juste à être évité! Avec toutes les vices que cela comporterait: renforcement de la position juridique de l'homme borné, obligation éventuelle pour la femme, à accéder à ses désirs, etc.

Ce qui me révolte dans toute cette affaire, c'est que personne ne semble penser un seul moment aux motifs et aux intérêts immédiats de la femme en question. Sauf, à un certain moment, la ministre de Justice Rachida Dati!

Une co-bloggeuse au site lemonde.fr qui anime LAIT d'BEU écrivait le 31.5.08:

entre droit, morale et religion : l’annulation d’un mariage pour “défaut de virginité” ou (plutôt) “vice du consentement”

Aujourd’hui, force m’est de réagir, non comme féministe (ce que je ferais néanmoins dans un second temps !) mais en tant que juriste : les juges n’ont pas à dire la morale non plus qu’à se préoccuper de religion mais uniquement à appliquer les règles du Code civil, en se référant le cas échéant à la jurisprudence de la Cour de cassation.
Aha: je trouve quelqu'un qui, elle aussi, s'imagine les considérations des époux et des avocats impliqués, au lieu de hurler avec les loups dans le bois.... Je crois que j'avais bien deviné, au début de mon article précédent. Je vous cite les implications légales, qu'elle semble connaître beaucoup mieux que moi:
En l’espèce les juges devaient répondre à la question de savoir s’il y avait eu ou non «vice du consentement» au mariage portant sur une qualité jugée «substantielle» par un des époux. On remarquera que l’alinéa 2 de l’article 180 du Code civil (Chapitre IV «Des demandes en nullité de mariage ») a été ajouté par la loi du 11 juillet 1975 : «S’il y a eu erreur dans la personne, ou des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage».

Simple application d'une loi, donc?

Sa portée est d’ailleurs limitée dans le temps puisqu’il ne peut plus être invoqué s’il y a eu cohabitation continue pendant 6 mois «depuis que l’époux a acquis sa pleine liberté - mariage forcé, notamment - ou que l’erreur a été par lui reconnue» aux termes de l’article 181 c. civ. Je suis d’ailleurs surprise de voir le délai de 5 ans avancé dans un article, ce qui serait évidemment la porte ouverte à un grand nombre de recours qui, alors, s’apparenteraient plus à une répudiation déguisée.

Encore une vice de la Loi qu'il faudrait réparer.

L'emploi de la Loi...

En la matière, et par analogie, les juges se référent donc à la lettre du Code civil et de la jurisprudence en matière de «vices du consentement» dans les relations contractuelles (articles 1108 à 1116 c. civ.) à savoir l’erreur, la violence et le dol (mensonges et/ou manœuvres dolosives destinées à induire en erreur).
Or, l’erreur (qu’elle soit simple ou dolosive) peut porter sur des éléments objectifs (la qualité au sens le plus souvent matériel) ou subjectifs : une qualité jugée «essentielle» par l’un des co-contractants. Mais, pour être reconnue comme telle, encore faut-il qu’elle soit «dans le champ contractuel » : avoir été connue de l’autre contractant…
«Qualité en l’absence de laquelle la partie (qui demande la nullité) n’aurait pas consenti» (selon la formule traditionnelle retenue par la jurisprudence et la doctrine) ce qui témoigne à l’évidence que l’on attache à cette qualité, quelle qu’elle fût.
Quod erat demonstrandum:

Les avocats ont utilisé, dans l'intérêt de leurs clients, une disposition légale existante. Moi non plus, je ne suis pas d'accord qu'elle existe. Mais elle existe. Et selon toute vraisemblance, elle a été employé dans l'intérêt des mandants.
C'est tout ce qui compte.

Puis, l'auteure du blog s'occupe des interprétations des outragés des jurnaux, de badinter et de l'ombudsman national français, et en démontre les manques de fondement. Elle constate:
Effectivement, je ferais remarquer que les juges n’ont pas tranché sur l’absence de virginité non plus que sur le bien-fondé de prescriptions religieuses ou morales ou encore en matière de sexualité (ce n’était pas la question qui leur était posée) mais uniquement sur la question du mensonge qui avait altéré le libre consentement du mari. En cela ils n’ont fait qu’appliquer la lettre du Code civil.
Voici. Et ma co-bloggeuse de continuer:
Que de telles affaires puissent heurter mes convictions féministes et m’indigner de voir une fois les intégristes islamistes essayer de repousser une fois de plus les frontières de la laïcité (mais cela pourrait être aussi bien le fait d’ultra-cathos, lesquels ne ratent jamais une occasion de s’opposer, par exemple à la loi sur l’IVG de 1975) ais-je besoin de l’écrire ?…
Tout à fait d'accord. les intégristes sont partout. Même parmi les férus des 'Lumières'... Et le rémède n'est pas un changement de la loi en soi:
Mais ce n’est pas en changeant la loi - et pour une fois, je serais d’accord avec Rachida Dati : «l’article 180 du Code civil peut aussi bien protéger les femmes», il suffit de penser aux «mariages forcés» ou «arrangés», ce qui semblait bien être le cas dans cette affaire : «Elle lui a été présentée comme célibataire et chaste» - que l’on fera évoluer les mentalités.

Le mari est un converti français à l'Islam. On connait la rigueur des néophytes. Nulle part, le Koran ne prescrit qu'une femme (et encore moins un homme) devrait entrer au statut de mariage en étant puceau. Nulle part. C'est une bonne chose, donc, que ce mariage ait été nullifié dans les plus courts délais. C'est, très probablement ce que la femme en question a voulu.

Que les pontifes de la morale arrêtent enfin à se jeter sur chaque incident impliquant des musulmans et qu'ils réfléchissent d'abord.

Ce n'est pas l'Islam, ni la virginité qui est en question: c'est la xénophobie et le populisme facile.

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30 mai 2008

Rachida Dati a raison, pour une fois

Une fille découvre dans sa nuit nuptiale que son nouveau mari est un macho obsédé par la virginité et un type incapable à pardonner l'ancien partenaire qui l'a déflorée.

Elle décide à divorcer dans les plus courts délais.

C'est un acte courageux et moderne, et aussi un acte de responsabilité sociale: Son mari pourrait devenir un autre Fourniret!

Ses avocats lui conseillent de plaider "absence d'une qualité essentielle", c'est à dire: son honnêteté, entamée par le fait qu'elle n'avait pas renseigné son nouveau mari de la relation antérieure. C'est probablement le chemin le plus direct vers la nullité du mariage. Il n'est pas très vraisemblable que le mari aurait coopéré à une divorce à l'amiable.

Rien n'est plus simple: Les "bons" ont gagné et le mari obsédé n'a plus aucun moyen à se venger sur son ex-épouse.

Nous sommes naturellement tous d'accord que l'"absence de qualités" comme motif légal pour déclarer un mariage nul, date d'une époque révolue. Mais c'est encore toujours la loi. Et les bons avocats de la jeune mariée ne sont pas des philosophes ou des législateurs, mais, comme tout bon avocat: des bricoleurs, qui travaillent avec les outils qui sont à leur disposition.

Je ne suis pas souvent d'accord avec Rachida Dati. Mais cette fois-ci, je pense qu'elle a raison:
(Source: Le mariage annulé pour non-virginité fait débat)

En marge d'un déplacement à Agen, la ministre de la Justice Rachida Dati a estimé de son côté que la dissolution civile d'un mariage était également une manière de protéger les personnes.

"Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage", a-t-elle dit à la presse. Elle a émis l'hypothèse que la jeune femme concernée par la décision de Lille avait souhaité se séparer assez rapidement.

Une petite astuce d'avocat provoque une nouvelle vague de diabolisation des musulmans

Mais il y a une circonstance que nous n'avons pas encore mentionnée: Les deux (ex-)époux sont de religion musulmane. Et vous l'avez peut-être déjà remarqué: Mentionner "Islam", "mariage" et "virginité" dans une seule paragraphe, c'est provoquer le halali à gauche et à droite. Succès garanti!

Apparemment sans se renseigner bien sur les faits (c'est la femme qui a demandé l'annulation, pas l'homme, le motif n'était pas l'absence de hymen, mais le fait que la femme n'avait pas renseigné son futur mari sur la relation antérieure), une autorité comme Élisabeth Badinter a ouvert la chorale en dénonçant "un recul du droit des femmes".

Elle a été suivie de près par quasi tout le monde politique. Et chez ces derniers, les motifs ne me semblent pas toujours aussi purs que ceux de la grande dame Badinter.

Pour les uns (comme Marine Le Pen), l'évènement s'exploite comme une bonne occasion à souligner les positions xénophobes de son parti, en se cachant derrière une attitude pro-féministe, jusqu'alors inconnue dans les rangs de Jean-Marie son père. Elle a dit:

"Le problème, c'est que c'est la vision sarkozyste de l'homme qui est en cause dans la réaction de madame Rachida Dati. On a le sentiment, partout où on porte le regard dans ce gouvernement, que l'homme est considéré comme une marchandise", a-t-elle dit sur France info.

Mais à gauche aussi, l'on ne s'est pas privé d'un saut sur l'occasion à se distancier des "politiquement corrects" et les dhimmis.

"Ces propos sont une monstruosité juridique et une indignité de la part de la Garde des sceaux", a lancé Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Et dans les rangs de l'UMP on se prépare à une nouvelle attaque contre Rachida Dati, une attaque qui est en fait une contre Sarkozy. Et tout cela sur un fond de populisme facile, car anti-musulman.

Car, soyons honnêtes, est-ce qu'une petite astuce d'avocat dans la ville de Lille aurait causé autant de vagues, si les époux n'avaient pas été "de religion musulmane"?

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