06 décembre 2007

Belgique: Plan B

La solution de la crise gouvernementale (fédérale) belge n'a pas été aussi prompte que je la pensais. Les chrétiens-démocrates flamands (CD&V), victorieux aux élections grâce à leur "cartel" avec les restes d'un parti flamand-nationaliste (Volksunie), n'ont pas su se libérer de leurs associés décidés à rompre la Belgique une fois pour toutes.
Pas encore. Car une solution à la belge de la crise les obligera, sans aucun doute, à construire des compromis qui ne seront pas avalable par les nationalistes.
Une séparation de la problématique fédérale (qui devrait être étudiée par une grande Commission de l'État) de celle du gouvernement fédéral et son programme, n'a, finalement, pas été acceptée par la frange ultra-indépendentiqste qui tient notamment les Chrérµtiens-démocrates en ôtage.

Mais cette solution-là est en train de se frayer un chemin, toutefois, au moyen d'un "Plan B".

Le dynamique ministre-président Verhofstadt, libéral flamand, qui dirigeait le gouvernement fédéral depuis 8 ans et qui, depuis les élections du 10 juin, a du se limiter à la gestion des affaires courantes, vient d'être nommé par le roi comme "débrousailleur" de la crise.
Il travaille sur deux scénarios étroitement liés.
  1. Mettre sur pied une Commission multipartite pour l'étude d'une réforme de l'État.
  2. Faire accepter un élargissement des compétences de son gouvernement (libéral-rouge) sur des affaires "non-courantes".
L'issue de cette opération-là devra être un goevernement "tripartite" chrétien-libéral-socialiste. Ce n'est pas du tout ce que le monde des politiciens belge souhaitait. L'appariotion d'une majorité libéral-chétienne aux élections du 10 juin avait incité les dirigeants des libéraux wallons et ceux des chrétiens et des libéraux flamands à une euphorie "orange-bleue": enfin se débarrasser des socialistes wallons (grand parti, PS, ma is entamé par des scandales locaux, notamment à Charleroi) et flamands (part plus petit, mais moderniste et moins rigide que les socialistes wallons).

On parle beaucoup moins, ces derniers jours, du sujet chaud de Bruxelles et sa "couronne" francophone, mais territorialement flamande. C'est surtout les compétences régionales et leur élargissement éventuel qui est mentionné. Le compromis qui se dessine à ces sujets, est une échange de compétences: certaines, comme l'environnement, à re-fédéraliser; d'autres, comme les allocations de chômage à régionaliser.

Ce n'est pas du goût des régionalistes extrémistes. Mais ils devront s'y accomoder ou souffrir une nouvelle marginalisation. Verhofstadt joue, selon toutes apparences, sur ce scénario-là.

Je ne vois aucune perspective pour la région de Bruxelles dans ce jeu-ci. la logique des compromis à venir ne favorise pas l'essor d'une communauté multiculturelle et multilinguistique comme elle existe de fait dans la capitale de l'Europe. Le besoin d'espace, de liberté, qui préside au futur de l'agglomération, n'est aucunément pris en compte.

Les nouveaux développements sont le résukltat de la pression internationale et civile-belge en faveur d'un État fédéral belge viable. Bruxelles est envahie par des drapeaux fédéraux belges noir-jaune-rouge, suspendus aux façades par les habitants.

À mon avis, la Belgitude ne suffira pas pour Bruxelles. Il faut aussi un mouvement multiculturel, multilinguistique, pour la Ville.

Il faudrait suspendre le drapeau de la Région bruxelloise aux côtés des drapeaux belges. Pour que les provinciaux sachent.

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