21 juin 2007

Le projet allemand d'un traité européen

L'Europe "fédéraliste" serait morte.
Pourtant, si l'on veut intervenir en Darfur, si l'on veut protéger les frontières dans le sud-est, si l'on veut se passer des fusées américaines d'interception en Pologne et si l'on veut trouver une position forte pour les négotiations énergétiques avec la Russie, il est urgent de s'unir.
Le projet allemand pour un traité de régénération institutionnelle de l'UE, discuté en ce moment par les chefs d'Etat et les Premiers-Ministres des pays-membres de l'UE, propose des solutions réalistes. Il est temps de s'unir, d'oublier les considérations locales. Comme souvent, les commentateurs du "Monde" trouvent le mot juste:

L'Europe qui se dessine est différente de celle dont rêvaient les fédéralistes. Est-elle pour autant vouée à l'échec ? C'est ce que pensent ceux qui ne renoncent pas à l'idée d'un pouvoir supranational. Mais ceux-là sont aujourd'hui minoritaires. L'un des plus fervents défenseurs des "Etats-unis d'Europe", le premier ministre belge Guy Verhofstadt, va céder la place après sa défaite électorale. Aux autres, qui se disent "euro-réalistes", d'apporter désormais la preuve qu'une association d'Etats souverains est capable d'agir efficacement en mettant en oeuvre une volonté commune. C'est peut-être la dernière chance de l'Europe.

Thomas Ferenczi
C'est là la racine du problème: Les "Eurosceptiques" ne proposent jamais, si je ne me trompe, des solutions viables aux problèmes à résoudre. C'est votre tour! À vous la parole.

Comment obliger la "communauté internationale" à intervenir efficacement en Darfur?
Comment insérer les forces vives de la Turquie dans la défense de notre façon de vivre?
Comment éviter que les USA profitent des angoisses historiques des pays de l'Est pour y installer leurs camps de torture et leurs fusées?
Comment adopter un position commune européenne qui interdise aux Russes de diviser les pays d'Europe sur le plan énergétique?

Il m'est égal, si c'est via une fédération ou via un traité entre Etats souverains.
C'est les moyens qui comptent.

Dans les circonstances actuelles, il n'y a que les "grands" pouvoirs européens (le Royaume Uni, La France, l'Allemagne, avec une bonne portion des pays moins puissants, comme l'Italie, l'Espagne, la Pologne, etc.), qui puissent définir une voie commune à suivre. C'est leur responsabilité historique.
Qu'ils l'assument.

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